Le Grand Prix Ousmane SEMBENE pour le film égyptien « Un jour pour les femmes » | morassilone.com


Le Grand Prix Ousmane SEMBENE pour le film égyptien « Un jour pour les femmes »


Khouribga / Festival du Cinéma Africain

Le Grand Prix Ousmane SEMBENE pour le film égyptien 

 « Un jour pour les femmes »

ELAZHAR

Deux moments forts distinguèrent cette 20ème édition, dut rappeler Noureddine Sail, président de la Fondation du Festival du Cinéma Africain de Khouribga (FFCAK) : Une reconnaissance internationale toute la semaine entre le FCAK et la Fondation OCP avec le cinéma rwandais et ces rencontres sur fond de colloques, de réflexions et d’émotions entre le cinéma africain et la société à travers ces rencontres fort émouvantes avec les pensionnaires subsahariens dans la prison civile de Khouribga, de belles inspirations pour le cinéma de vérité. Une véritable dimension humaine du FCAK !

Après 40 ans de vie, de réflexion, d’approfondissement et de détermination du chemin à suivre, l’avenir est à la professionnalisation ou à l’arrêt et pour passer de la préprofessionnalisation à la professionnalisation et le FCAK est capable d’aller le plus loin possible pour défendre les ambitions du cinéma de notre continent sur fond des ambitions d’un peuple et d’un Roi, dut déclarer M. Sail.

Ainsi, la capitale du phosphate a vécu encore une fois une merveilleuse semaine  au rythme d’une image africaine mouvante et émouvante, au rythme d’un festival qui a désormais conquis les cœurs car on y trouve un espace de réflexion sur le devenir du cinéma de notre continent, mais aussi un espace de délectation et d’interaction.

Un hommage fut rendu aussi à Sanâa Alaoui, une actrice marocaine qui a joué dans 17 longs métrages et dans des dizaines de séries françaises. Sanâa Alaoui avait reçu en 2007 le prix du meilleur rôle féminin dans le film « Oud l’ward » de Lahcen Zinoun. Sanâa Alaoui ne manqua pas de citer Lagtâa qui l’a découverte, Zinoun qui lui a fait goûter le cinéma et Sail qui lui a éclairé le chemin.

Khouribga nous a encore une fois plongés au cœur de l’Afrique à travers des images les plus sincères, les plus franches, les plus authentiques et les plus humaines. Khouribga a, encore une fois, créé l’émotion, mais aussi déclenché la réflexion sur un cinéma africain qui souffre et qui à chaque fois qu’il accouche d’un produit filmique, c’est dans la douleur mais aussi dans la joie du nouveau-né.

Ainsi, Le FCAK, en se lançant sur des bases solides et en rayonnant au moins à l’échelle africaine, s’est érigé en forum du champ cinématographique africain, un forum sérieux et crédible avec une programmation riche et variée, des présences éminentes et des débats les plus fructueux.

Au moment de la cérémonie de remise des prix et quand  M. Abdellatif Laabi, président du jury monta sur l’estrade, le suspense était intense tellement un prix à Khouribga compte beaucoup pour nos cinéastes surtout les plus jeunes d’entre eux. Voici, par ailleurs, le verdict final de cette 20ème édition du festival du cinéma africain de Khouribga :

♣ Le Grand Prix Ousmene Sembene : « Un jour pour les femmes» réalisé par l’égyptienne Kamla Abu Zekri.

♣ Prix spécial du jury : « Félicité» réalisé par le sénégalais Alain Gomis.

♣ Prix de la meilleure réalisation : « Le train de sucre et de sel » réalisé par le mozambicain Licinio Azevedo.

♣ Prix du meilleur scénario : Licinio Azevedo pour son film «Le train de sucre et de sel »

♣ Prix du 1er  rôle féminin : Vero Tshanda Béya dans le film sénégalais « Félicité »

♣ Prix Bastaoui du 1er  rôle masculin : le sud africain Thabo Rametsi  du film « Kalushi».

♣ Prix du 2ème rôle féminin : la burkinabée Naky Sy Savané dans  « Frontières ».

♣ Prix du 2ème rôle masculin : la rwandaise Joel Atiku Okuyo dans « The black belgian »

La cérémonie de clôture eut lieu dans un cérémonial simple, mais combien solennel et émouvant. Ce choix a été prémédité puisqu’il s’inspirait de la réalité d’un cinéma africain qui ne cesse de souffrir le martyre, un cinéma toujours à la recherche d’une lueur d’espoir.

Rendez-vous donc l’année prochaine comme durent le déclarer nos animateurs de cette cérémonie de clôture, mélodieuse et bienveillante, déclaration qui émotionna nos vaillants organisateurs, tellement le FCAK appelle constamment à un new look et vogue la galère pour la 21ème édition !